Les soieries Tassinari & Chatel

Je suis allée visiter la très prestigieuse maison Tassinari & Chatel. Voici quelques photos de leurs magnifiques réalisations.

Reproduction d’un broché main provenant du fond d’archives exceptionnel de Tassinari & Chatel. C’est un somptueux lampas de soie, un ondoiement de plumes blanches sur une rivière de fourrure, quelques discrètes fleurs pour féminiser le raffinement et le luxe de l’époque de Louis XVI.

Les plumes étaient utilisées dans la décoration, dans les bouquets, dans les coiffures des élégantes, c’est pourquoi elles furent une source d’inspiration pour les ornemanistes de l’époque.

La représentation de la fourrure est un hommage à Marie Leczsinska, épouse de Louis XV. (Source et photo : tassinari & Chatel)

Satin jaune broché à double fond lilas, dessin de boules de neige, commandé pour le patir salon de l’appartement de l’Impératrice au Château de Versailles en 1811.

Non utilisée sous l’Empire, cette étoffe a été placée en 1837 dans la Chambre du Roi au Château de Meudon et en 1849 dans le Salon Doré au Palais de l’Elysée.

(source et photo : Tassinari & Chatel)

Lampas brodé à fond satin « en velouté et soie nuée »

Dessin d’après Gondoin en 1779 pour le meuble d’hiver du cabinet intérieur de Marie-Antoinette à Versailles, et retissé en 1985 pour le salon dit « billard des petits appartements de Marie-Antoinette » au Château de Versailles.

A partir de 1859, ce dessin a également été utilisé pour l’Impératrice Eugénie au Château des Tuileries.

Le tissage, composé de 34 couleurs, laisse en réserve l’emplacement du médaillon tissé à part sur fond bleu glacier et appliqué avec un serti brodé

Broché « La Reine des Fleurs » en cours de tissage sur un métier à bras.
Ce broché est réalisé d’après le dessin original de soies brochées polychromes, fond cannetillé crème, commandé pour l’Appartement de Madame du Barry au Château de Versailles.

Cette étoffe a aussi été utilisée vers 1895-1896 par le couturier Worth pour une robe du soir.

A la manière de Viollet-Le-Duc ou d’Edouard Lièvre, ce merveilleux lampas, riche en couleurs, est comme un cloisonnée fait de rinceaux, d’arabesques, de motifs néo-gothiques et chinoisant.

Les couleurs vibrent dans des ambiances propres à l’époque Napoléon III, avec des fonds sombres ou bien forts ou encore doux et élégants.

(source et photo : Tassinari & Chatel)

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